Quand instance rime avec complaisance



C'est l'histoire d'un virus qui a chamboulé à jamais nos vies, notre vision du monde, nos pratiques personnelles et professionnelles.

C'est l'histoire d'un monde soignant qui est confronté depuis aux paradigmes de santé-consommation et d'exigence se soins .

C'est l'histoire de patients/usagers qui, travaillant dans des instances régionales, se pensent au-dessus des recommandations nationales.

C'est aussi l'histoire d'un infirmier qui a exercé son art dans les règles strictes des recommandations HAS en terme de dépistage COVID, et qui se retrouve confronté à une plainte à l'Ordre infirmier pour refus de soins.

C'est l'histoire d'un Ordre infirmier qui se doit d'accepter les plaintes, mais qui est incapable de les refuser ni de soutenir ses pairs.


Aujourd'hui, c'est l'histoire d'un collègue qui a refusé de pratiquer un PCR au lieu d'un autotest à J2 sur un enfant cas contact, qui a expliqué à la mère la raison, a expliqué les recommandations HAS en vigueur. Cette dernière a tout de même porté plainte pour refus de soins. L'audience de cet infirmier aura lieu courant du mois.


Ce cas de figure n'est que le sommet d'un iceberg qui avance dangereusement sur nous.

Aussi nous posons-nous de nombreuses questions:

- Pourquoi une telle plainte a pu aboutir en convoquant une audience? - Pourquoi une simple déclaration sur l'honneur de l'infirmier ne suffirait-t-elle pas à prouver son exercice conforme et professionnel? - Où sont les limites des plaintes, et qui les instaure?

- Comment vivre avec une plainte contre soi?

- Les infirmiers, présents en première ligne depuis février 2020, auront-ils le droit à du répit, non pardon, du RESPECT de la part des usagers, des instances et de leurs pairs?



Unidèlement



Posts à l'affiche
Posts Récents
Archives
Rechercher par Tags