Généralisation de la vaccination antigrippale en officine, Unidel dit NON!

May 9, 2018

Ce mardi 27 mars 2018, Unidel apprend  avec stupeur la généralisation de la vaccination antigrippale en officine dès 2019.

 

Selon les sources politiques l'expérimentation menée dans deux régions lors de la campagne 2017-2018 serait un "succès" . Mais quelles sont ces sources? Les pharmaciens eux même? Et surtout quels sont les chiffres utilisés à titre de comparaison? 

 

Il faut savoir que les pharmaciens ont utilisé deux chiffres pour justifier de leur importance dans ce dispositif de prévention:

Le premier est le taux de couverture vaccinale calculé par les CPAM et occultant les actes gratuits effectués par les infirmiers libéraux dans le cadre des séances de soins infirmiers et les bons non transmis par les médecins libéraux.

Le second est le taux de couverture recommandé par l'OMS incluant les nourrissons et les femmes enceintes, or en France ces deux groupes ne sont pas invités à se faire vacciner par la sécurité sociale. Ce taux de couverture ne sera donc jamais atteint!

 

Unidel, comme les syndicats infirmiers, n'a eu de cesse de réclamer que les vrais chiffres soient utilisés, en vain... Le lobbying pharmaceutique était déjà passé par là!

Afin d'obtenir ces chiffres Unidel a lancé une vaste concertation des infirmiers libéraux. Pour nous aider à mener à bien notre étude, vous pouvez suivre le lien suivant: 

https://www.unidel.org/single-post/2018/03/26/Etude-vaccins-grippe

 

 

Unidel s'inquiète également du mélange des genres créé par cette réforme. En effet, le pharmacien est un expert du médicament (bien que l'enquête de QUE CHOISIR d'avril 2018 nous amène à nous interroger sur ce point) mais n'a pour autant pas appris durant son cursus à injecter, faire des pansements, gérer le diabète, l'asthme...etc Les instances ont créé une formation de quelques heures pour pallier à ce défaut de connaissances et apprendre à injecter mais l'expert du soin est l'infirmier et personne d'autre!

 

A ce jour, pour une personne se faisant vacciner pour la première fois, l'injection doit être réalisée soit par un médecin, soit une sage femme soit un infirmier, il y a bien une raison... Unidel s'alarme des conséquences que peuvent avoir ces injections faites en arrière boutique par des personnes non formées ni à l'acte, ni à l'hygiène ni aux situations d'urgences.

 

Enfin Unidel alerte la population sur le coût d'une telle mesure, les pharmaciens facturent à ce jour aux mêmes tarifs (6.30€) que les infirmiers sans appliquer la dégressivité des actes (Pour les infirmiers libéraux le premier acte est payé à 100%, le second 50% les suivants sont gratuits NDLR) et bien sûr en facturant l'injection aux personnes qui ne l'auraient pas été par l'infirmier lors d'une séance de soins infirmiers. Sous prétexte d'une mission de santé publique les pharmaciens voient ici une certaine manne financière qu'ils comptent bien faire fructifier au plus vite. Au vu des tarifs misérables des infirmiers qu'on leur a accordé, certains demandent déjà des injections à 10€ voire plus! 

 

Mesdames, Messieurs, n'hésitez pas à faire appel aux infirmiers libéraux, professionnels de santé de proximité les plus présents sur le territoire et les seuls à se déplacer 7j/7 et 24h/24 au domicile des plus fragiles.

 

Infimière, infirmier, ne vous laissez pas faire, syndiquez vous et rejoignez Unidel